Variation et changement linguistique

Toutes les langues varient au fil du temps, selon les pays, selon les locuteurs.
L’augmentation du contact linguistique dans un monde mondialisé entraîne à la fois une plus grande standardisation et une diffusion plus rapide des innovations. Grâce à Internet et aux smartphones, de plus en plus de langues sont écrites, et nous avons accès à des usages plus informels et spontanés, qui sont des mines d’or pour la recherche linguistique sur la variation et le changement linguistiques, et nous placent dans une meilleure position pour comparer l’usage formel et informel des langues à la fois dans les modalités orales et écrites.
 

Mieux comprendre et accompagner les variations linguistiques

Comme des motifs en perpétuel mouvement, les usages linguistiques dessinent une cartographie fluide de nos façons de parler, d’évoluer, de nous situer. Le langage change, et ce changement a ses lois, ses rythmes et ses tensions.

Présentation

Cette thématique abordera de grandes questions telles que : Les langues sont-elles façonnées par des propriétés universelles du cerveau (Bickel et al. 2015) ou du système articulatoire (Dediu et al., 2021), par des principes universels de communication (Futtrel et al. 2020) ou par des tendances culturelles qui se répandent localement dans des régions ou des lignées spécifiques ? 

S’appuyant sur les résultats précédents des axes 1 (complexité phonétique et phonologique) et 2 (grammaire expérimentale dans une perspective interlinguistique) du précédent Labex EFL, cette thématique traitera à la fois de la variation et du changement linguistique synchronique et diachronique, entre langues et au sein d’une langue particulière, avec une grande ou courte portée (microvariation), en utilisant des méthodes quantitatives de pointe, de grands corpus et expériences. 

Les projets portant sur la diachronie incluent l’évolution phylogénétique et la diversification linguistique, l’évolution de l’ordre des mots à travers les siècles, ainsi que l’évolution du son au cours des 50 dernières années. Pour la variation sociale, nous travaillerons sur les contrastes phonologiques spécifiques au locuteur ainsi que sur la variation syntaxique en français (entre pays et siècles) et le rôle de la pression normative (hygiène verbale). Pour les variations régionales et spatiale, nous examinerons le rôle du contact linguistique dans le changement linguistique, y compris les systèmes tonaux ou non tonaux dans les langues sino-tibétaines, le marquage de genre dans diverses langues indo-européennes et papoues, la variation syntaxique (constructions marquées par le discours dans les langues européennes) et la variation sémantique (TAME dans les langues australiennes). 

En nous appuyant sur l’expertise complémentaire des phonéticiens, syntacticiens, sémantiques issus de treize laboratoires de recherche travaillant sur plus d’une centaine de langues, nous documenterons la variation phonétique, lexique, syntaxique, sémantique (aréale, régionale, spécifique au locuteur/auditeur, etc.).  à travers une variété de langues liées et non apparentées, et explorez comment elles sont déclenchées par le contact linguistique, par les structures linguistiques (internes, prosodiques, syllabes, morphèmes, structure informationnelle, etc.), par des facteurs physiologiques (détails spécifiques au locuteur, coarticulation), par des facteurs sociaux (genre, âge, éducation, profession, origine, statut social, prestige, communautés), modalités (orale, chantée, signe, écrit), registres et genres (formel, informel, public, privé,  médico-légal). Nous explorerons également la signification sociale de certaines variantes, et comparerons les changements venant du bas et les changements venant d’en haut. 

Feuille de route

En plus des publications scientifiques, cette thématique produira de nouvelles ressources (bases de données et corpus annotés) pour la diversification linguistique, l’évolution phonétique, la variation syntaxique et la typologie sémantique. Il organisera des conférences internationales (CSSP en 2025, 2027, 2029 ; UltraFest en 2026 à Paris) et école d’été (grammaire expérimentale en 2026 et 2028) ; nous recruterons des doctorants et des postdoctorants avec un cofinancement provenant de projets ANR et européens. 

Liste des projets

 1.  Variation et changement linguistique en diachronie  

Project 1.1 Modèles phylogénétiques de l’évolution et de la diversification des langues

Responsables : Guillaume Jacques (CRLAO) ; Thomas Pellard (CRLAO)  

La linguistique historique et comparative cherche à décrire et à expliquer l’évolution des langues et les processus de leur diversification. Grâce à de nouveaux modèles mathématiques et à l’inférence phylogénétique, nous visons à quantifier les changements diachroniques, à repousser les limites temporelles de la reconstruction et à améliorer la fiabilité des reconstructions et des datations, tant pour les traits lexicaux que phonétiques, morphologiques et syntaxiques. 

 

Membres permanents : Marc Allassonnière-Tang (EA) ; Anton Antonov (CRLAO) ; Isabelle BRIL (LACITO) ; Anne Daladier (LACITO) ; Alexandre François (LaTTiCe) ; Rozenn Guérois (LLACAN) ; Dmitry Idiatov (LLACAN) ; Sylvain Loiseau (LACITO) ; Amina Mettouchi (LLACAN) ; Nicolas Quint (LLACAN) ; Guillaume SEGERER (LLACAN) ; Maria Zimina-Poirot (ALTAE) 

Membres non-permanents : Guendalina Gianfranchi (PhD, LLACAN) ; Yuanhao Yin (PhD, CRLAO) ; Zhenyang Liu (PhD, CRLAO) 

 

Project 1.2. Approches quantitative et contrastive de la diachronie de l’ordre des mots

Responsables : Pollet Samvelian (Lattice) ; Sophie Prévost (Lattice) 

Nous aborderons dans ce groupe de travail une question largement débattue en typologie historique, à savoir l’évolution « naturelle » des langues d’un ordre SOV vers un ordre SVO, tandis que l’évolution inverse ne pourrait se produire qu’en cas de contacts intenses. Pour ce faire, nous nous appuierons sur de grands corpus annotés syntaxiquement, portant sur le français et l’arménien, qui sont passés de SOV à SVO, ainsi que sur deux langues iraniennes (le persan et le kurde sorani), qui ont évolué dans la direction inverse. 

Membres permanents : Marc Allassonnière-Tang (EA) ; Anton Antonov (CRLAO) ; Lena Borise (LLF) ; Franck Cinato (HTL) ; Mathieu Dehouck (LaTTiCe) ; Anaid Donabedian-Demopoulos (SeDyL) ; Victoria Khurshudyan (SeDyL) 

Project 1.3 EDISON (Emergence de l'évolution diachronique des sons)

Responsables : Cedric Gendrot (LPP) ; Bowei Shao (LPP) 

Ce projet examinera comment les sons des langues évoluent au fil du temps, et si certains changements restent circonscrits au sein du système linguistique pour finalement disparaître, tandis que d’autres peuvent conduire à des changements linguistiques catégorielles. Nous étudierons la diachronie récente en explorant de grands corpus à l’aide de méthodes numériques, avec des analyses phonétiques et linguistiques fines, en nous concentrant sur les langues romanes et slaves, ainsi que sur le géorgien et le mandarin. La simulation en laboratoire de changements sonores récurrents permettra d’examiner le rôle des biais perceptifs et articulatoires, ainsi que des facteurs basés sur les exemplaires et la structure. 

 

Membres permanents : Martine ADDA-DECKER (LPP) ; Pius Akumbu (LLACAN) ; Angelique Amelot (LPP) ; Anton Antonov (CRLAO) ; Nicolas Audibert (LPP) ; Katia Chirkova (CRLAO) ; Ioana Chitoran (LLF) ; Emmanuel Ferragne (ALTAE) ; Jiayin Gao (LPP) ; Dmitry Idiatov (LLACAN) ; Hannah King (ALTAE) ; Sylvain Navarro (ALTAE) ; Thomas Pellard (CRLAO) ; Claire Pillot-Loiseau (LPP) ; Nicolas Quint (LLACAN) ; Rachid Ridouane (LPP) ; Shigeko SHINOHARA (LPP) ; Naomi Yamaguchi (LPP) 

Membres non-permanents : Carole Millot (PhD, LPP) ; Juliusz Cecelewski (PhD, LPP) ; Suyuan Dong (PhD, LPP) ; Jingyi Sun (PhD, LPP) ; Xiang Yunzhuo (PhD, LPP) 

2.   Locuteurs dans la société : variation et changement individuel et social  

Project 2.1 Explorer la variation individuelle en production

Responsables : Emmanuel Ferragne (ALTAE) ; Giusy Turco (LLF) 

Ce projet a pour but d’examiner la variation phonétique/phonologique aux niveaux inter- et intra-individuels. Que cette variabilité soit partiellement délibérée (par ex. les locuteurs peuvent s’en servir pour manifester leur appartenance à une certaine communauté) ou bien qu’elle soit le résultat d’autres facteurs (vieillissement, diverses pathologies, alternance codique) nous allons modéliser la variation acoustique et articulatoire au moyen d’outils tels que l’EMA, l’IRM ou encore l’EEG. Sans exclure les autres langues, nous nous concentrerons surtout sur le français, l’anglais et le mandarin. Nos résultats conduiront à des avancées sur les méthodes de normalisation du locuteur, sur l’interprétabilité phonétique de l’identification automatique du locuteur en contexte criminalistique, ou encore sur la modélisation d’indices acoustiques fins, en particulier dans la parole bilingue. 

 

Membres permanents : Martine ADDA-DECKER (LPP) ; Pius Akumbu (LLACAN) ; Marc Allassonnière-Tang (EA) ; Jalal Al-Tamimi (LLF) ; Nicolas Audibert (LPP) ; Katia Chirkova (CRLAO) ; Ioana Chitoran (LLF) ; Cécile Fougeron (LPP) ; Jiayin Gao (LPP) ; Cedric Gendrot (LPP) ; Anne GUYOT TALBOT (ALTAE) ; Anne Hermes (LPP) ; Hannah King (ALTAE) ; Sylvain Navarro (ALTAE) ; Claire Pillot-Loiseau (LPP) ; Rachid Ridouane (LPP) ; Naomi Yamaguchi (LPP) ; Hiyon Yoo (LLF) ; Franck Zumstein (ALTAE) 

Members non-permanents : Chenyu Li (PhD, LLF) ; Sana Saidi (M1, LLF) 

Project 2.2 Variation syntaxique et discours normatifs en français 

Responsables : Anne Abeillé (LLF) ; Florence Lefeuvre (CLESTHIA) 

La variation syntaxique en français est généralement sous-estimée alors que la variation lexicale et phonétique est mieux documentée. Nous souhaitons la documenter à partir de sources orales et écrites (lettres privées) en diachronie (à partir de nouvelles sources des 17e et 18e siècles) et diatopie, avec des spécialistes de Belgique, du Québec, des Antilles, de l’Océan Indien et d’Afrique francophone.  

Il s’agit de mettre au jour les faits grammaticaux peu étudiés jusqu’à alors, et de mesurer l’écart possible d’avec le français décrit dans les grammaires et les discours normatifs. Le groupe s’appuiera sur des corpus écrits et oraux en proposant des analyses quantifiées. 

Nous travaillerons aussi à la mise en place d’expériences visant à capturer les processus de traitement de structures non standard, telles que les subordonnées relatives avec reprise pronominale (un truc que j’en ai besoin) et les questions in situ subordonnées (Je sais c’est qui), en utilisant notamment les possibilités offertes par de nouvelles techniques expérimentales, telles que l’écoute auto-segmentée (self paced listening). 

 

Permanent members: Claire Badiou-Monferran (CLESTHIA) ; Lucie Barque (LLF) ; Myriam Bergeron-Maguire (CLESTHIA) ; Heather Burnett (LLF) ; Beatrice Dal Bo (CLESTHIA) ; Huy-Linh Dao (CRLAO) ; Caterina Donati (LLF) ; Martial Foegel (LLF) ; Guillaume Fon Sing (LLF) ; Aude Grezka (LIPN) ; Clive HAMILTON (ALTAE) ; Pascal Somé (ALTAE) 

Non-permanent members: Claire de Mareschal (postdoc, CLESTHIA) ; Mariem Abid (PhD, CLESTHIA) ; Yijin Choi (PhD, CLESTHIA) ; Oks Lion (PhD, LLF) ; Tu Nguyet (PhD, CLESTHIA) ; Yuanlong Peng (PhD, CLESTHIA) ; Lea Robin (PhD, CLESTHIA) ; Lee Seul (PhD, CLESTHIA) ; Madoka Tanizawa (PhD, CLESTHIA) ; Guillaume Lorton (M2, CLESTHIA) ; Philippe Marchal (M2, CLESTHIA) 

3.   Variation et changement linguistique intra-langue et entre familles de langues 

Project 3.1 Genre grammatical et social : variation et changement

Responsables : Maria Candea (CLESTHIA) ; Anne Abeillé (LLF) 

Cette opération étudie les systèmes de genre grammatical dans des langues variées, et le lien entre genres et classifieurs, ainsi que les stéréotypes et les biais de genre dans la construction et mise en discours de référents humains. L’opération travaillera sur le lien entre genre social et genre grammatical, l’évolution récente des pronoms des langues européennes (nouveaux mots ou nouvelles cases du paradigme), sur l’accord de proximité au féminin, en particulier dans les langues romanes. 

Langues étudiées : français, anglais, espagnol, italien, roumain, grec, polonais, créoles à base portugaise et à base française, parlers du croissant, langues bantoues, autres langues Niger-Congo (nyun, koalib, manjaku, werni) 

 

Membres permanents : Marc Allassonnière-Tang (EA) ; Olivier Bonami (LLF) ; Heather Burnett (LLF) ; Martial Foegel (LLF) ; Clive HAMILTON (ALTAE) ; Dmitry Idiatov (LLACAN) ; Tatiana Nikitina (LACITO) ; Nicolas Quint (LLACAN) ; Gbriel Thiberge (LLF/ALTAE) ; Mark Van de Velde (LLACAN) 

Membres non-permanents : Guendalina Gianfranchi (PhD, LLACAN) ; Justin Jacobs (PhD, CLESTHIA) ; Rameh Jana (PhD, LLF) ; Emma Kious (PhD, LLF) ; Nina Nusbaumer (PhD, LLF) ; Suzanne Patzschke (PhD, CLESTHIA) ; Magdalena Borysiak (M2, LLF) ; Valeriia Zrivets (M2, LLF) 

Project 3.3 Meqtame: experimental and quantitative methods on tense, aspect, modality and evidentiality markers

Responsables : Patrick Caudal (LLF), Rozenn Guérois (LLACAN) 

Le projet visera à appliquer des approches expérimentales et quantitatives sur des langues peu documentées, pour produire des données de qualité et des généralisations empiriques innovantes sur le temps, l’aspect, la modalité et l’évidentialité (TAME). S’agissant de terrain, il s’attachera à mettre en œuvre des méthodes surtout expérimentales récentes (des questionnaires contextualisés à la Vander Klok (2022), aux storyboards de type MPI, à des protocoles expérimentaux outillés comme l’oculométrie ou les EEG). S’agissant d’approches quantitatives, le projet développera des schémas d’annotation les plus généraux possibles (et utilisables dans des approches comparatives / typologiques), pour constituer des corpus sémantiquement annotés pour le TAME dans des langues sous-décrites, en particulier des langues en danger, des strates diachroniques anciennes ou des variétés peu étudiées de n’importe quelle langue. L’opération évoluera également en élargissant sa base empirique (en s’intéressant aussi aux phénomènes liés à des catégories connexes au TAME, comme l’espace, la post-modalité (Caudal 2023), l’appréhensivité (AnderBois & Dąbkowski 2020), le mouvement et la posture associés (Enfield 2002), etc.). 

 

Membres permanents : Evangelia Adamou (LACITO) ; Isabelle Bril (LACITO) ; Agnès Celle (ALTAE) ; Jiyoung CHOI (CRLAO) ; Huy-Linh Dao (CRLAO) ; Karen De Clercq (LLF) ; Carmen Dobrovie Sorin (LLF) ; Alexandre François (LaTTiCe) ; Clive HAMILTON (ALTAE) ; Cameron MORIN (ALTAE) ; Ira Noveck (LLF) ; Nicolas Quint (LLACAN) ; Ghanshyam SHARMA (EA) ; Camille Simon (LACITO) ; Pascal Somé (ALTAE) 

Membres non-permanents : David-Felipe Guerrero-Beltran (postdoc, LLF) ; Beatrice Pahontu-Serafino (postdoc, LLF) ; Guendalina Gianfranchi (PhD, LLACAN) ; Marie Legentil (PhD, LLF) ; Paul Abadie (M2, ALTAE) ; Josh Schraen (M2, ALTAE) ; Anaïs Robin (M1, ALTAE) ; Ilkim Beyza Saka (M1, ALTAE) 

External collaborators: Rob Mailhammer (U. Western Sydney) ; James Bednall (Charles Darwin U.) ; Eva Schultze-Berndt (Manchester U.) ; Rachel Nordlinger (U. Melbourne) ; Brett Baker (U. Melbourne) 

Project 3.3 VaPraM: Variation et sens pragmatique

Responsables : Lisa Brunetti (LLF) ; Myriam Bergeron-Maguire (CLESTHIA) 

Les constructions ou expressions qui sont similaires ou même identiques dans des langues proches, ou dans différentes variétés de la même langue, peuvent varier dans leur fonction pragmatique ou dans l’enrichissement pragmatique de leur sens littéral. Dans cette perspective, en utilisant des corpus oraux ou écrits et en faisant des expériences de psycholinguistique, nous explorerons, entre autres, les phénomènes suivants : interrogatives avec fonction non-canonique, constructions “insubordonnées”, phrases averbales, marqueurs discursifs, pragmatiques, modaux, sujets pronominaux, constructions avec ordre marqué comme les clivées, les dislocations, etc. Nous étudierons et comparerons ces phénomènes dans différentes langues d’Europe et du monde, ou dans des variétés de la même langue, en incluant les variétés dites d’« héritage ». Les résultats de telles analyses comparatives nourriront et interagiront avec les études de traduction et d’acquisition de la langue seconde, en particulier par rapport à des langues génétiquement et typologiquement proches. 

 

Membres permanents : Myriam Bergeron-Maguire (CLESTHIA) ; Lena Borise (LLF) ; Agnès Celle (ALTAE) ; Jiyoung CHOI (CRLAO) ; Georgeta Cislaru (CLESTHIA) ; Huy-Linh Dao (CRLAO) ; Karen De Clercq (LLF) ; Guillaume Fon Sing (LLF) ; Lucrèce Friess (ALTAE) ; Christopher Gledhill (ALTAE) ; Aude Grezka (LIPN) ; Clive HAMILTON (ALTAE) ; Florence Lefeuvre (CLESTHIA) ; Alexandru MARDALE (SeDyL) ; Amina Mettouchi (LLACAN) ; Cameron MORIN (ALTAE) ; Ira Noveck (LLF) ; Stéphane Patin (ALTAE) ; Carlota Piedehierro (ALTAE) ; Hiyon Yoo (LLF) 

Membres non-permanents : Claire de Mareschal (postdoc, CLESTHIA) ; Mariem Abid (PhD, CLESTHIA) ; Patricia Camus (PhD, LLF) ; Michele Cardo (PhD, ALTAE) ; Yijin Choi (PhD, CLESTHIA) ; Tu Nguyet (PhD, CLESTHIA) ; Yuanlong Peng (PhD, CLESTHIA) ; Madoka Tanizawa (PhD, CLESTHIA) ; Juliette Thiriet (PhD, CLESTHIA) ; Lee Seul (PhD, CLESTHIA) ; Nariman Aliakbar (M2, ALTAE) ; Xuan LIANG (M2, LLF) ; Josh Schraen (M2, ALTAE) ;  

Nima Taherkhani (M1, ALTAE) 

 

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